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     Beth Coklin

     

     

     Par la mer !

     

    Ainsi disparaît l'histoire de l'humanité !

    Par les vents et la mer ballottée,

    L'humanité chavire,

    En détresse est le navire.

    La mort réclame la vie,

    L'ennemi délié de ses chaînes, l'envahit,

    Son cri se fait entendre bien au-delà des mers,

    Le voici le mercenaire,

    Il vient égorger nos femmes et nos enfants,

    Sans le moindre sentiment.

    L'humanité part à la dérive,

    Au secours D.ieu ! Moi si craintive,

    Je pleure mes enfants,

    Chaque nouvelle me laisse dans l'abattement,

    Les citoyens n'ont plus d'armes,

    Coulent les larmes,

    Coule le sang,

    Souffle l'autan.

    La mer déchaînée,

    Recouvre de son écume les rachetés,

    Ô D.ieu de mon salut,

    D.ieu !  toi plein d'amour et de vertu,

    Tes yeux sont comme des éclairs,

    Comme des brillants remplis de ta colère,

    Le combat a commencé,

    Le bien contre le mal,

    Une guerre féodale,

    Une guerre sans pitié,

    Ravage sur ravage,

    Les autorités et les peuples sont en esclavage,

    Ils n'ont plus de pouvoir,

    Ils se meurent de ne pas avoir

    Obéit à tes lois exécutoires,

    Ils n’ont plus d'espoir,

    C'est la fin, la fin de l'histoire,

    Il était une fois... L'Europe !

     Anagallis

     

    Copyright France ©EZBU4BA-1

     

     


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     Les fleurs de la mémoire

     

     

    «  Le Poème à secret  »

     

     Où êtes-vous mes aimés ?

     Déambulez-vous dans les couloirs du temps ?

     Voyagez-vous sur un tapis volant ?

     Âmes fuyantes,

     Votre absence me hante.

     Seulement, vous m'aviez juré fidélité !

     Et me voilà esseulée, délaissée.

     Vous étiez si frais, si jeunes, mais comme vos visages palissent !

     Ainsi, le temps devient votre complice,

     Vos êtres ne sont plus que des fantômes,

     Des ombres qu'une rose séchée embaume.

     Je pensais que l'amour était une ancre,

     Que je pouvais vous amarrer au port de mon cœur tendre,

     Cependant, ce sont des montagnes, qui de vous, m'exilent !

     Se soulève alors, le vent du Nord et le grésil,

     Glaçant tout mon être d'effroi,

     N'ayant aucun égard à mon désarroi.

     Puis, vient me réchauffer l'odeur de brioches délicieuses,

     Souvenir d'une brume vaporeuse.

     Et pourtant, dans mes espoirs, de toutes mes forces, je les tenais,

     Ceux que j'aimais,

     Mais toujours, toujours, ils partaient...

     

    Anagallis

    Copyright France ©EZBU4BA-1


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    DESTINÉE DE L'AMOUR 

    Christian Schloe

     

     

    Destinée de l'Amour

      

    Mon Bien-aimé m'avait demandé de l'attendre sur le chemin ; 

    Il me fit un cadeau, pour apaiser mon chagrin. 

    "Prends ce livre d'une odeur enivrante, 

    Cette œuvre est comme une huile bienfaisante, 

    Elle raconte l'histoire d'une humanité naissante. 

    En mon absence, lis la chaque jour, 

    Jusqu'à mon retour. 

    Sonde les écritures, 

    Elles parlent du passé et du futur, 

    De conflits et d'amour, 

    C'est l'histoire d'un peuple exilé et de sa bravoure ; 

    Ce livre est divin, 

    Toutes mes instructions sont inscrites dans ce livre Saint. 

    C'est un chant qui s'envole vers les cieux, 

    Il est l'héritage donné à tes aïeux. 

    Tu entendras parler de guerres, 

    De folies meurtrières, 

    Mais, sache que toujours l'âme d'Abraham volera sur Salem, 

    Que la Cité de David sera toujours Jérusalem. 

    Te chercher, je reviendrai, lorsque tout sera accompli !"  

    Les feuillets de l'écrit ont jauni, 

    Toujours, je l'ai gardé comme un précieux ami. 

    J'arrive aux dernières pages, 

    Les nations terminent leur voyage, 

    Je serrais contre moi, le livre, à mon esprit, si doux,

    Pourquoi tardes-tu mon époux ?  

    J'avais compris que mon Bien-aimé était parti en guerre, 

    Que bientôt, il allait revenir, telle une fulgurante lumière. 

    J'aspirai à ce jour, mon chemin devenant bien sombre, 

    Mais toujours, de mon Bien-aimé, pas l'ombre. 

    Les Nations s'étourdissent, 

    Les Nations, de reproches, s'agonissent.

    Je pris peur devant l'âne indompté,

    Je pris peur devant tant de cruauté 

      Soudain, j'ai hurlé, j'étais effrayée ! 

    J'arrivais à la fin du livre à la couverture usée, 

    Ainsi devait s'achever l'histoire de l'humanité. 

    Mon Bien-aimé, à la robe tachée de rouge, est venu me chercher, 

    Sous son aile, il m'a transportée, en un éclair, 

    Là où son peuple, la prunelle de ses yeux, l'attendait depuis des millénaires ;

      J'ai refermé le livre, 

    Vivre pour enfin vivre, 

    Unis dans un élan d'amour, 

    Notre Bien-aimé est de retour,

    Oh ! Jérusalem, Jérusalem 

    Voici ton époux, celui qui t'aime !

     

      Anagallis

    Copyright France ©EZBU4BA-1

     

    Puis, je vis la sainte cité, la nouvelle Jérusalem, descendre du ciel d'auprès de Dieu, préparée comme une jeune mariée vêtue de beaux habits pour son époux. Et j'entendis du trône une voix forte qui   disait : voici la Sh'khinah de Dieu est parmi les hommes, et il vivra avec eux ; ils seront ses peuples, et Dieu sera lui-même avec eux, il sera leur Dieu. Et Dieu essuiera toutes larmes de leurs yeux. Il n'y aura plus de mort, il n'y aura plus ni deuil, ni pleurs, ni douleur car l'ordre ancien des choses est passé.

     


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    LE SATISFAIT

    Christian Schloe

     

    Le satisfait

     

    Le satisfait n'a pas bonne vue,

     La misère, il ne la voit plus.

     Il suit son chemin,

     La tête haute, pleine de dédain,

     Il n'a besoin de rien.

     Ses enfants sont choyés,

     Sa femme est enviée.

     De ses voisins, il est considéré.

     Il aime son travail et sa vie,

     Il ne connaît pas les ennuis,

     Le satisfait a bien réussi.

     Il ne se soucie pas du malheur des autres.

     Le satisfait n'est pas bon apôtre.

     Sa vie sera toujours mieux que la vôtre.

     Au culte, il ira bien cravaté,

     Femme et enfants le suivront tout endimanchés.

     Il aime être admiré et honoré.

     Si par hasard, vous lui racontez vos déboires,

     Malheureux, restez sans espoir !

     Le satisfait vous mènera à l'abattoir,

     Vous serez mis au banc des accusés,

     Il vous conduira tout droit dans l'abîme de la culpabilité,

     Il n'aura aucun égard à la larme qui, sur votre joue, serait en train de couler.

     

    Anagallis

     

    Copyright France ©EZBU4BA-1

     

     


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    Renaud c'est quand qu'on va où

     Une musique, un titre de chanson donne le ton, 

    Selon son humeur, selon son aspiration...

     

     

    DIS-MOI PAPA C'EST QUAND QU'ON VA LA

     

    Dis-moi papa c'est quand qu'on va là ?

     

    Dis-moi papa, c'est quand, qu'on va là ? 

    Tu nous as appris que la folie est parfois dans le vent, 

    Il éteint la flamme qui brûle en nous, sans aucun ménagement. 

    Tu nous as appris qu'aimer son prochain n'est pas toujours facile, 

    Car notre prochain est parfois un sacré imbécile ! 

    Tu nous as appris que la mer pouvait te désobéir, 

    Et que par ses flots rugissants, elle pouvait nous engloutir. 

    Tu nous as montrés qu'à chaque craquement fatal d'un arbre, tu criais, 

    Que sur l'animal tortionné, tu te lamentais ; 

    Tu nous as appris que l'âme de la bête t'était précieuse, 

    Presque autant que celle des enfants qui s'envole sous des balles odieuses. 

    Tu nous as appris que le cœur d'une rose pouvait saigner, 

    Que les rayons du soleil pouvaient brûler, 

    Que la guerre est sournoise et sans pitié, 

    Que les Nations associées, veulent me détruire, 

    Sans aucun repentir.

    Tu m'as appris à me méfier, 

    À me cacher au creux des rochers, 

    Dis-moi papa, c'est quand, qu'on va là ?

    Là où l'étoile de David n'aura plus peur de la froidure, 

    Au sommet de la montagne qui sent si bon l'olive pure, 

    Là où ta flamme brûle à jamais,

    Là où Rachel attend ses enfants, 

    Partis depuis bien longtemps. 

    Dis-moi papa, c'est quand, qu'on va là ? 

    C'est quand ?

     

    Anagallis

    Copyright France ©EZBU4BA-1


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