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    Renaud c'est quand qu'on va où

     Une musique, un titre de chanson donne le ton, 

    Selon son humeur, selon son aspiration...

     

     

    DIS-MOI PAPA C'EST QUAND QU'ON VA LA

     

    Dis-moi papa c'est quand qu'on va là ?

     

    Dis-moi papa, c'est quand, qu'on va là ? 

    Tu nous as appris que la folie est parfois dans le vent, 

    Il éteint la flamme qui brûle en nous, sans aucun ménagement. 

    Tu nous as appris qu'aimer son prochain n'est pas toujours facile, 

    Car notre prochain est parfois un sacré imbécile ! 

    Tu nous as appris que la mer pouvait te désobéir, 

    Et que par ses flots rugissants, elle pouvait nous engloutir. 

    Tu nous as montrés qu'à chaque craquement fatal d'un arbre, tu criais, 

    Que sur l'animal tortionné, tu te lamentais ; 

    Tu nous as appris que l'âme de la bête t'était précieuse, 

    Presque autant que celle des enfants qui s'envole sous des balles odieuses. 

    Tu nous as appris que le cœur d'une rose pouvait saigner, 

    Que les rayons du soleil pouvaient brûler, 

    Que la guerre est sournoise et sans pitié, 

    Que les Nations associées, veulent me détruire, 

    Sans aucun repentir.

    Tu m'as appris à me méfier, 

    À me cacher au creux des rochers, 

    Dis-moi papa, c'est quand, qu'on va là ?

    Là où l'étoile de David n'aura plus peur de la froidure, 

    Au sommet de la montagne qui sent si bon l'olive pure, 

    Là où ta flamme brûle à jamais,

    Là où Rachel attend ses enfants, 

    Partis depuis bien longtemps. 

    Dis-moi papa, c'est quand, qu'on va là ? 

    C'est quand ?

     

    Anagallis

    Copyright France ©EZBU4BA-1


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  • Christian Schloe

     

    Et aujourd'hui l'Apocalypse...

    L’oiseau sur son aile me transporta ;

    - Vois !

    Et je vis la terre en feu, avec effroi,

    Mais,  je ne reconnus pas ce monde !

    - Quelle est cette foule immonde ?

    - C'est un peuple en liesse,

    Et les nations en détresse.

    L'âne est sauvage

    Sa main est contre tous et fera ombrage.

    Je vis de l’argent voler en l’air,

    Des villes sans lumière,

    Des gouverneurs corrompus,

    Des dirigeants déchus.

    Des masses criant leur haine,

    Leur main droite brandissant l’épée hautaine.

    - Mais que veulent-elles ?

    - Elles veulent égorger les nations,

    Celles qui font l’objet de l’abomination,

    Le vieillard est assassiné,

    L’enfant est violé,

    La morale est bafouée,

    La femme est humiliée.

    Les autorités n'ont plus de pouvoir,

    L'armée est passée au laminoir.

    Je vis aussi les églises adultères en deuil,

    Toutes les dénominations se brisent contre cet écueil ;

    Elles disent "mon goût est suave, "

    Pourtant, céans, elles ne sont plus que des épaves.

    Rome se meurt,

    Toutes ses filles qui adorent le même jour sont en pleurs.

    Elles grincent des dents,

    Leurs âmes sont dans l'abaissement.

    Leurs encensoirs encensent leur levain,

    Leurs autels sont remplis de leur purin.

    Ils se sanctifient et se purifient dans les jardins

    Au milieu desquels ils vont un à un ;

     Ils mangent des choses abominables, de la chair de porc,

    L'Éternel dit : "tous ensemble, ils sont morts !"

    Par ces nations perverties.

    Jérusalem est investie

    Jérusalem hurle sa douleur,

    Jérusalem attend son sauveur,

    Jérusalem attend sa clémence,

    Mille jours et ce sera sa délivrance,

    Jérusalem pleure son Roi,

    Jérusalem est dans la joie,

    Jérusalem a recouvré la vue ;

    Et l’oiseau me dit : "prépare-toi, maintenant, tu as vu ! "

    Anagallis

    Copyright France ©EZBU4BA-1


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    Beth Coklin

     

     

     

     La bouteille à la mer

     

    Une lettre posée sur un bonheur-du-jour en bois de rose

    Que quelques larmes arrosent ;

    Une tristesse noire,

    Atteint l’âme,

    Un mot écrit sur un tableau noir,

    Un ange obscur qui la réclame,

    Voilà comment naît un désespoir.

    Un cœur brisé ne sait à qui se confier,

    Un ami qui se retourne, vous mord !

    Et c'est la tristesse qui vous dévore.

    La mer, cette fugueuse,

    Avale, sur le sable, une bouteille liée d'algues visqueuses

    Qui l'entrelacent de leurs tentacules verdasses,

    Jusqu’à ce que, sur les rochers, le reflux la fracasse.

    Obéissance aux forces célestes,

    Libérant le parchemin et brisant le voyage funeste.

    Et c'est alors, mille étoiles qui s'envolent dans les cieux !

    Illuminant le ciel ténébreux.

    Le souffrant devient alors chef d'orchestre,

    Il voit s'élever sa vie terrestre,

    Il offre à Dieu le bouquet de sa détresse.

    Au Maître, il confesse

    L'écume de ses jours.

    Ainsi s'écoule son chagrin si lourd,

    Musique d'une longue agonie,

    Ivresse des jours mauvais qui s'enfuient,

    Ils ferment les yeux, vers l'éden, les mains levées

    Dans une symphonie achevée.

     

     

    Anagallis

    Copyright France ©EZBU4BA-1

     

     


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     Beth Coklin

     

     

     

     

     

    Confusion

     

    Tu m'avais montré qu'il était pharaon,

    Tu m'avais fait sortir de l'Égypte

     Mais la fin de mon histoire n'est pas la même ;

    C'est moi qui suit engloutie !

    Âme flottante dans un océan de confusion,

    Je n'ai plus d'ancrage au port de mon cœur.

    Au milieu de la turbulence,

    Je ne puis marcher sur l'eau,

    Ma confiance est dévastée

    Et c'est mon ennemi qui rit et se réjouit

    De me voir ainsi sombrer.

     

     Anagallis

    Copyright France ©EZBU4BA-1


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     NUIT OBSCURE DE L'ÂME

    Beth Coklin

     

     

     

     Nuit obscure de l'âme

     

    La nuit fait frissonner,

    Étrangeté, où vos yeux ne voient plus que des ombres,

    Où l'agitation fait place au silence.

    L'obscurité vous enveloppe de son mystère.

    La nuit, nous entendons, nous tressaillons, nous chuchotons ;

    Le noir nous renvoie à une émanation particulière,

    Hostile, inquiétante et oppressante,

    Aspects appréciés des sortilèges et des faiseurs de rêves.

    Le crépuscule nous rappelle que chaque jour à une fin

    Et que chaque jour nous presse de la fin.

    Les ténèbres sont un sarcophage où le soleil ne brille plus,

    Où la chaleur s'éteint comme un feu.

    Pourtant, malgré la froideur du moment,

    L'astre du jour, s'affaiblissant,

    Compose alors, la clarté, au luminaire de la nuit ;

    Et c'est toute la voûte céleste qui s'étoile,

    Dans une élévation magistrale.

    Devant tant de beauté et d'éclat,

    Vous lâcherez prise à la nuit,

    C'est ainsi que s'élèvera votre âme dans une lumière parfaite !

     

    Anagallis

    Copyright France ©EZBU4BA-1

     


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