• LE SILENCE

     Christian Schloe

    Le silence

    J'aime ces silences qui vous permettent d'entendre et de voir.
    D’entendre le bruissement de l'eau,
    Le chant de l'oiseau.
    De voir les fleurs et le soleil,
    La lune et les étoiles qui s'émerveillent.
    Ce sont de ces silences qui vous apportent la sérénité et la joie,
    La tranquillité de l'âme, l'amour et la foi.
    C’est dans le silence que l'on perçoit le chant du grillon,
    Que l'on peut observer secrètement, dans son nid, l'oisillon.
    Silence de la nuit, éveille des sens,
    Où l'on s'aperçoit que tout ne dort pas.
    Observez la nature en silence !
    Elle est d'une incomparable magnificence.
    Mais il y a un de ces silences qui vous fait perdre pied et vous noie.
    Un de ces silences qui vous plonge dans une solitude immense et sans joie.
    Une profonde détresse ou même la prière semble inutile.
    Vous traversez ce désert muet qui vous clôt les yeux et vous rend fragile.
    Vous pensez alors que Jérémie avait bien raison de se lamenter                            Le silence d'un père vous rend orphelin, désemparé.
    Ce silence devient pour vous insupportable,
    Dans ces instants où tout vous accable.
    Je confesse mon impuissance simplement.
    Oui, le silence de D.ieu est terrifiant...

     Anagallis

    Copyright France ©EZBU4BA-1


    3 commentaires
  •  

    Il nous faut laisser D.ieu nous mener au-delà de notre vision de la réalité.

    Nous sommes paralysés du fait que nous voyons tout à travers le prisme du temps et de l’espace, ce qui veut dire que nous ne pouvons jamais vraiment dépasser l’enveloppe physique qui abrite la réalité spirituelle…

    (Jérusalem Plus – Terre Promise) 

     

     

    Sans titre 2

     

    Épousailles au Yardenit

     

    Cantique des cantiques   

    2-16 mon Bien-aimé est à moi et je suis à lui.

     

    C’était le lieu que tu avais choisi.

    C’était un matin du 24 Iyar, le second mois,

    Le seizième jour du mois de mai où la nature pleure son émoi.

    Pour nos épousailles, tu me guidas jusqu'au Jourdain.

    Tu me couvris, d’une robe d’un blanc pur de fin lin

    Et tu entouras ma tête d’un turban.

    Dans la rivière de la peine et de mon jugement

    Je me suis immergé, laissant au fond se noyer mes péchés.

    68913313_64854969_0a1943a1a98795beae999349673863c8Tu mis à mon doigt l’anneau nuptial comme un lien sacré.

    Le soleil rayonnait de son pur éclat,

    Faisant danser l'olivier et l'acacia.

    La rivière emportait les poissons dans son calme courant,

    Symbole de ton peuple dans la Tora se baignant.

    Le prophète annonce que de la maison de l’Éternel, une source jaillira ;

    Elle arrosera toute la vallée de sittim.

    Dans les lieux les plus tristes et désolés, il n’y aura plus d’abîmes.

    Vole mon âme vers ton Bien-aimé,

    Celui qui t’a marié.

    C’est l’éclat du ciel au-dessus de ta tête,

    Là où les anges sont en fête.

    Tu es D.ieu, mon guérisseur,

    En ce jour d’Iyar, tu me donnas la vie et le bonheur.

     

     Ton Bien aimé et ta Bien aimée

     

    0_3aabc_98e228cd_LCopyright France ©EZBU4BA-1

     

     

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  •  

    10253867_1_2656717986276666590_n

     Christian Schloe

     

     

    Les Parfums célestes

     

     

    Les parfums de mon Bien-aimé sont merveilleux.

     Ils me transportent vers d'autres cieux,

     Il est le parfum de l'encensoir en or,

     L'autel des trésors.

     Les larmes de la myrrhe coulent des blessures de l'arbre,

     Elles coulent limpides comme le ruisseau des vallées.

     La cinnamome exhale son parfum et monte jusqu'au ciel.

     Le roseau aromatique, penche sa tête au moindre vent,

     Montrant la fragilité de l'homme.

     La casse sera pour Lui un parfum de gloire.

     Puis viennent les parfums célestes :

     Le stacte si précieux,

     La coquille odorante qui nous sort des grandes eaux,

     Le galbanum dont l'odeur rappelle celle de la mort,

     Et d'où coulent des larmes de sang.

     L'encens brûlant,

     Le nard, parfum de grand prix pour oindre ses pieds.

     Le Safran doré, sans épines, couronnant sa tête.

     L'aloès sortant de son tombeau et s'envolant vers le ciel

     Tel, un nuage odoriférant.

     Puis enfin, les grappes de fleurs blanches du henné

     Tombant en cascade,

     Pour embaumer celui que l'on appelle Époux.

     Lève-toi, aquilon ! Viens, autan ! Soufflez sur mon jardin,

     Et que les parfums s'en exhalent !

     Que mon Bien-aimé entre dans son jardin,

     Et qu'il mange ces fruits excellents !

     

     

    Anagallis

     

    Copyright France ©EZBU4BA-1

     


    votre commentaire
  •  

    Christian Schloe

     

     

    Le vieux moulin

     

    (Promenade à deux le 2 avril 2011)

     

    Nous flânions le long d'un chemin.
    C’était le printemps qui réchauffe l'hiver.
    Une paix immense envahit mon esprit.
    Je me sentais si bien,
    J'aurais aimé que ces instants soient infinis,
    Qu’il n'exista plus de lendemains.
    Nos pas nous rapprochaient de ce vieux moulin.
    Il semblait avoir sombré dans un sommeil éternel,
    Pourtant, je le sentais prêt à nous chanter sa vie temporelle.
    Je m'assis au pied du vieux chêne vert,
    Témoin d'un passé abandonné.
    La roue avait cessé depuis longtemps de fonctionner.
    Il s'enroulait autour, une guirlande de lierre.
    Je me mis à caresser les pierres.
    Parlez-moi, vous qui avez tout vu, tout entendu !
    Parlez-moi du meunier, veillant sur l'impétuosité des flots,
    Parlez-moi des caprices de la rivière et de ses crues,
    Du vent pliant les roseaux.
    Parlez-moi de la sécheresse
    Et de son indélicatesse,
    De la moisson terminée,
    Des ânes apportant le blé,
    De la fine fleur blanche qui nourrissait nos aïeux,
                                                  Des enfants riant et criant dans leurs jeux.                                          
    Narrez-moi l'histoire, vous les voyantes de la guerre austère,
    De cette guerre fière et meurtrière.
    Mais il se trouvait que seule mon imagination se complaisait
    Et que les pierres gardaient leur secret.
    Un silence d'or pesait sur l'endroit,
    Je compris alors, que seul D.ieu comprenait mon doux émoi.

    Copyright France ©EZBU4BA-1


    votre commentaire
  •  

     

     

     

    L'air du temps

    Vous êtes à peine né que déjà, le temps vous presse. 

    Vous pensiez peut-être vivre de l'air du temps, 

    Prendre le temps, 

    Parler de la pluie et du beau temps, 

    Mais détrompez-vous ! 

    En un rien de temps, 

    Le temps vous fera déjà parler de votre jeune temps, 

    Et vous serez surpris d'émouvoir avec lui le bon temps. 

    Vous lui demanderez alors : 

    "Puis-je arrêter le temps ? 

    Profitez encore des moments d'avant ? 

    Ne puis-je pas voyager dans le passé du temps ? 

    Ne serait-ce que de temps en temps ! 

    Gagner un peu de temps ?

    Retrouver le bon temps ?" 

    Le temps s'oppose : "de tout temps, 

    C'est moi qui fais la pluie et le beau temps !  

    Tu ne peux racheter le temps, 

    Le temps ne se rattrape pas, 

    C'est du temps perdu ! 

    Voudrais-tu tuer le temps ? 

    Il y a un temps pour tout, 

    Chaque chose en son temps ; 

    Tu as connu de nombreux printemps, 

    Voudrais-tu voler mon temps ? 

    Laisse le temps au temps ! 

    Pour toi, le temps de l'hiver est venu, 

    Il ne te reste que peu de temps !

     Tout casse avec le temps !" 

    Je voulus aussitôt fuir ce mauvais temps, 

    Je ne pouvais croire en sa souveraineté, 

    Je partis donc chercher l'infini du temps. 

    Mais le mauvais temps eu tôt fait de me rattraper, 

    "Cherches-tu l'or du temps ? 

    Ce n'est pas ici que tu le trouveras ! 

    Tu me fais perdre mon temps, 

    Et le temps, c'est de l'argent ! 

    Il est grand temps, pour toi 

    De connaître l'infini du temps !" 

    En deux-temps, trois mouvements, se dissipa le mauvais temps. 

    L'or du temps était devant moi ; 

     Qu'il fait beau voir l'infini du temps !

     

    Anagallis

    Copyright France ©EZBU4BA-1


    votre commentaire